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Buddy : Après sa mort, des artistes burundais continuent à témoigner de son existence



De son vrai nom Jean-Marie Nibigirirwe, Buddy Magloire était l’un des grands artistes et guitaristes burundais. Durant sa carrière, il a fait la preuve de maturité professionnelle en collaborant avec plusieurs artistes tant nationaux qu’internationaux. Il est mort samedi le 26 octobre 2019 en Belgique où il vivait il y’a quelque moment.

Né en 1956 à Rohero en Mairie de Bujumbura, Buddy Magloire est une révélation de la scène musicale au Burundi depuis le 20ème sciée. Encore très jeune, il jouait déjà à la guitare. Il fut, en majeure partie, influencé par son entourage à la carrière artistique avant de découvrir son côté passionné pour la musique classique.

Lors de son existence, il a révélé être parti, a l’âge de 18 ans, au Kenya dans un camion-citerne, pour mieux connaître le monde. A l’époque, Nairobi était l’une de rares villes africaines avec de maison de disque. Dans son aventure, il décolle dans sa carrière musicale en faisant de collaborations avec des artistes régionaux comme Kad’Janine et Denise Gordon avant de se lancer sur la scène internationale avec le batteur américain Teddy Wood, le rwandais Maity Popo, actuellement résident du Canada, et tant d’autres qui ont élevés sa carrière.


Le figure confectionneur de l’histoire de la musique burundaise


Buddy, sans doute, a été connue comme la racine principale de la musique burundaise moderne. Le Monseigneur Baransananikiye, dans son livre « De l’inanga a la guitare classique, une histoire de la naissance de la musique burundaise moderne », lui a consacré quatre pages entières.
Durant sa carrière, Buddy a travaillé sur plusieurs projets. Il est apparu également comme juré dans plusieurs festivals internationaux, notamment à Montréal, au Canada.

A son retour au pays en 2008, il ouvra un studio d’enregistrement dans la maison familiale pour produire les artistes locaux et partager son talent avec les siens. Il a collaboré par la suite avec de musiciens comme Emelance Emy dans sa chanson « Yambogorera » qui a eu un prix au Benin. A multiple occasion, il fut juré dans des festivals organises au Burundi. Et en 2015 lors de l’Isanganiro Awards, où Spok’s Man de la BETV lui a également croisé.

La musique, un héritage né de l’enfance qui a toujours pris soin


Décédé il y’a dix jours de cela, sa mort a été subite à l’âge de 69 ans. Beaucoup d’artistes qui l’ont côtoyé disent de lui que c’était « un homme joyeux », que ce soit dans les bons ou pires moments. Sur la même longueur d’onde, ils témoignent sur l’effet de son implication dans la promotion artistique, fondateur et président d’Amical de musiciens. Ses enfants ont hérite également de son talent puis qu’ils sont tous dans l’industrie musicale.

Guema, le plus sage des guitaristes burundais, qu’à tant lui, dit que les premiers débuts musicaux de Buddy ont commencé avec lui quand il allait à l’école. « A chaque fois que Buddy passait près de chez moi, et avant même qui commence à jouer à la guitare, il m’entendait jouer de la guitare »,  dit-il, tout en soutenant que le Burundi vient de perdre un jazzman, un bluesman.

Parmi les hommes avec qui il a travaillé, apparaît certaines célébrités burundaises, notamment Ngabo Léonce, producteur du premier film burundais « Gito l’ingrat », qui lui rend hommage en disant : « Buddy était quelqu’un de toujours joyeux et il aimait beaucoup faire rire tout le monde ». Il a, également, accompagné beaucoup de groupes, entre autre l’orchestre national Amabano.